Auteurs de tous horizons, recevez chaque mercredi un mail consacré à un problème concret rencontré par un grand écrivain dans le cadre de son processus d’écriture 

julien chabbert

À Propos

Fieffé marketeux par facilité et « Homme sans qualités » par conviction, j’échoue régulièrement à communier aux valeurs majoritaires qui semblent si promptes à adoucir l’existence. Je préfère, à la sclérose du sentiment d’appartenance, le pouvoir infini de l’indétermination, le sens du possible.

Or, c’est le travail du texte qui me semble devoir maintenir en éveil cette dimension créatrice de l’existence, contre l’embourgeoisement du texte, qui aspire à le fixer dans une forme consommable, pour le transformer en marchandise et l’arracher à sa trajectoire naturelle de pratique signifiante toujours à l’œuvre.

Aujourd’hui plus que jamais, dans un environnement psychosocial sclérosé par les petits produits culturels du petit esprit des philistins mous du bulbe, l’art a besoin de travailleurs du texte, d’ouvriers du sens.

La création littéraire a besoin de renouer avec une logique de l’effort et de l’intégrité, qui passera par la formation d’un nouveau corps d’auteurs engagés en faveur de la vitalité du texte.